9 avr. 2018

Aux petits mots les grands remèdes, Michael Uras


Alex, notre héros passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions... Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ?


La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?








Je remercie les éditions Préludes pour cet envoi.

Soigner les gens et leurs angoisses en prescrivant des lectures c'est le métier un peu fou d'Alex, jeune bibliothérapeute. J'avoue que ce roman partait avec un coup d'avance car j'adore les livres sur les livres. Je découvre toujours des livres que je ne connaissais pas et je trouve ça passionnant. 

Toutefois je dois bien reconnaître que je n'ai pas été plus charmé que ça par ce roman. Je le confesse, au jour où j'écris ma chronique j'ai même un peu de mal à me souvenir de mes impressions de lecture (voilà aussi pourquoi il n'est pas bon d'attendre trop longtemps pour rédiger sa chronique) (enfin malgré tout c'est assez révélateur de mon degré d'amour pour un roman) (bref)

Aux petits mots les grands remèdes est un livre qui ne m'a pas spécialement marqué mais qui fut une bonne lecture. Tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur passe un beau moment : un style d'écriture léger et facile à lire, des personnages atypiques et attachants (bien que j'ai eu du mal à m'identifier au personnage principal, les autres ont compensé ce point par leur originalité) et une intrigue intéressante qui donne envie de tourner les pages pour connaître le fin de l'histoire.

En bref, un roman divertissant et agréable à lire qui vous fera passer un bon moment de détente.

Un passage : "Alexandre, Alex.

Mes parents m'ont appelé Alexandre. Je devais m'appeler Alexandre. Il n'y avait pas d'autre choix. Si j'étais né fille, je me serais aussi appelé Alexandre. Mes parents auraient trouvé un accord avec l'officier d'état civil. Il ne pouvait en être autrement. Ma mère, à cette époque, préparait une thèse sur Alexandre Dumas : Personnages historiques et personnages fictifs dans l'oeuvre d'Alexandre Dumas. Elle hésitait entre fiction et réalité. J'étais une fiction avant de faire une entrée fracassante dans la réalité."

384 pages
15,10 €

2 avr. 2018

Moi après mois... Mars 2018


Faire découvrir sa merveilleuse Oslo à sa mère et sa soeur // Puis partir quelques jours visiter Trondheim et Bergen avec elles // Des petits-déjeuners incroyables dans des hôtels magnifiques // Tomber encore un peu plus amoureuse de la Norvège // Les petites maisons colorées de Trondheim // Entrer dans la Cathédrale gratuitement // Se rendre compte après que c'était payant // Se poser des questions existentielles devant les couronnes royales // Se balader par -10° ça pique quand même un peu // 7h de train pour aller à Bergen // Des paysages à couper le souffle // Se sentir un peu oppressée par les montages encerclant la ville // Une croisière magique sur les fjords // Manger italien et savourer sa pizza // Une montée riche en rires dans le funiculaire // Une jolie vue // Mais les balançoires étaient quand même plus drôles // Geler dans le musée Hanséatique // Passer vingt ans dans la boutique // Puis dans une boutique de décoration de Noël communément appelée le paradis // Manger un sandwich au saumon dans le marché au poisson // Dire au revoir à sa famille // À dans un mois et demi // Se mettre à étudier un peu // Dans la magnifique bibliothèque publique d'Oslo // Tout de suite ça passe mieux // Faire un musée d'art contemporain et se demander pourquoi on s'est infligée ça // Devenir hystérique à la vue de la pelouse // L'arrivée du printemps à Oslo // Avoir chaud par 5° // Se balader sur l'île de Lindøya // Tout le charme Norvégien concentré sur une petite île // Décompresser en boîte après son premier examen // Le retour en France va être compliqué !


sur une idée de Moka

29 mars 2018

Une robe couleur de vent, Sophie Nicholls


Fabia Moreno vient de s’installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais naissent aussi la méfiance et la jalousie.

L’exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse.
Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ?
Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l’histoire familiale ?




Je remercie les éditions Préludes pour ce bel envoi.

Il y a des romans comme ça... Je sais d'instinct qu'ils vont me plaire (surtout quand ils viennent de chez Préludes... Je n'ai pour ainsi dire jamais été déçue par l'une de leur parution !). Avec Une robe couleur de vent je ne me suis encore pas trompée : je l'ai adoré et savouré. Alors non ce livre n'est pas le genre qu'on dévore jusqu'à 4h du matin sans pouvoir le lâcher. Ce roman on le picore, par petites touches, pour se mettre dans une belle ambiance avant d'être emporté aux pays des songes. 

C'est vraiment pour son ambiance que j'ai aimé ce livre. On plonge en immersion dans la grisaille de l'Angleterre relevée par les couleurs chatoyantes des étoffes de Fabia, gérante d'un tout nouveau magasin de vêtements vintages. C'est un vent frais et nouveau qu'elle apporte à la ville de York où elle s'est installée avec sa fille Ella. A travers les contes et traditions qu'elle ramène de son pays natal c'est aussi Fabia qui donne au roman son souffle et son élan. Pour moi c'est indubitablement Fabia qui donne sa force au roman quand Ella lui apporte du mystère, du piquant et un peu de questionnements. 
Les deux femmes se complètent et s'harmonisent, je les ai beaucoup aimé toutes les deux. 

En bref, un roman comme je les aime : une atmosphère automnale, douce et feutrée, des secrets de famille et un brin de magie... Sophie Nicholls signe un roman plein de beauté et de la fraîcheur : j'en redemande !


Un passage : "L'histoire que je vais vous raconter n'est pas si simple, toute de coutures complexes et d'agrafes cachées, de poches profondes et d'entoilages rétifs à un ajustement précis. Je vais la tailler pour vous comme mamma m'a appris à le faire, en roulant l'ourlet entre mes doigts et en peignant les fils égarés le plus délicatement possible. 

Il va falloir me pardonner s'il m'arrive d'être un peu maladroite. Mamma ne se fiait pas aux patrons. Elle m'a appris à m'en remettre entièrement au tissu, à le laisser trouver sa propre forme sur la table de coupe par la seule grâce de sa couleur et de sa texture. Quand je lui demandais quoi faire, elle souriait, elle me disait de fermer les yeux, puis elle me caressait la joue avec l'ourlet d'une manche inachevée ou le pli d'une jupe."



15,90 €
352 pages

24 mars 2018

Frères, Kwame Alexander


Josh Bell et son frère jumeau Jordan sont les stars de leur équipe de basket ball. Ils ont de qui tenir : leur père est un ancien joueur international, qui a arrêté prématurément sa carrière, mais qui demeure « Le Boss », une star aux états-Unis.

Les deux frères sont inséparables et partagent la passion du basket. Josh adore l'anglais et le rap et manie les mots comme personne pour évoquer les moments importants de sa vie.  
Mais c'est à Jordan qu'Alexia, la nouvelle venue au lycée va s'intéresser. Jordan tombe amoureux et s'éloigne de son frère qui ne se fait pas à cet abandon soudain. Alors qu'il reporte toute son énergie sur le sport, il prend conscience de l'état de santé inquiétant de son père. Tous ses repères sont bouleversés.




Je remercie les éditions Albin Michel Jeunesse pour cet envoi.

Pour être tout à fait honnête je n'ai jamais été très intéressée par le basket. Alors un livre entier sur le sujet... C'était un challenge un peu risqué, j'avoue. Et puis... la magie de la lecture a opéré. Ce livre est bien plus qu'un livre sur deux frères aimant démesurément le basket. C'est un livre sur l'amour fraternel, sur la famille mais aussi sur la maladie. 
C'est un livre sur la vie.

Tout en délicatesse Kwame Alexander nous ses messages. Par petites touches il fait mouche (mon Dieu je fais des rimes où va le monde).
Il sait trouver le coeur de son lecteur avec beaucoup de tendresse et de poésie. J'ai été touché par la bienveillance que dégageais ce livre. C'est une ode à l'écoute, à l'amour qu'on porte à nos proches. Chacun pourra s'y retrouver parce qu'il parle de sujets du quotidien, de ces petites choses qui font de la vie ce qu'elle est. Ce livre n'a certes pas bouleversé mon monde mais j'ai passé un joli moment de lecture et je le recommande.

En bref, un livre hors-norme, à mi chemin entre slam et vers libres, à lire doucement pour en savourer toute la poésie. 

Un passage 



13,50 €
256 pages