22 août 2017

La fourmi rouge, Emilie Chazerand

Vania Strudel a 15 ans et :

- un père taxidermiste qui l'emmène à l'école à bord de sa « ouafture »
- une ennemie jurée, qui est aussi la fille la plus populaire du lycée
- un oeil qui part en vrille, et une vie qui prend a peu près la même direction

Bref, son existence est une succession de vacheries.

Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme qui lui explique qu'elle n'est pas une banale « fourmi noire » sans ambition.
Elle serait plutôt du genre FOURMI ROUGE.




Je remercie les éditions Sarbacane pour ce bel envoi.

La Fourmi Rouge... je savais rien qu'à sa couverture et son résumé que j'allais aimer ce roman mais jamais je n'aurais imaginé que je l'aimerais autant.

Vania, l'héroïne aux airs de Georgia Nicholson française, m'a fait passer un moment de lecture d'une rare intensité ; je crois sérieusement n'avoir jamais autant ri en lisant un livre. C'est simple, sa biographie pourrait s'intituler "Vania originale malgré elle". Et pour cause, la vie de Vania Strudel est pour le moins... compliquée. Toutefois, les rebondissements et péripéties qui parsèment sa vie ne seraient rien sans son humour délicieusement cynique. Qu'on se le dise, à côté d'elle les maîtres de l'humour noir peuvent aller se rhabiller. 
Vania c'est un peu la super copine que toute adolescente rêve d'avoir en secret, elle est un véritable paratonnerre au ridicule ! Dès qu'une situation extrêmement gênante doit arriver, elle le sait, elle le sent (pardon pour cette reprise involontaire de Diam's) c'est sur elle que ça va tomber.

En réalité, Vania c'est juste une ado normale : tous les malheurs du monde semblent lui tomber dessus et chaque événement de sa vie est amplifié puissance un million, mais c'est ce qui fait son charme !
Je suis persuadée que peu importe votre âge ce roman pourra vous plaire, que vous soyez en pleine crise d'adolescence ou que vous en soyez sorti depuis des années vous ne pourrez qu'être charmé par le formidable enthousiasme que dégage ce livre. Ce roman c'est de la dynamite pure et je suis vraiment heureuse de l'avoir lu : en plus d'être un sacré page-turner, c'est le meilleur antidépresseur que je ne connaisse !

Je ne connaissais pas Emilie Chazerand mais il est clair que je serais dans les starting-blocks si elle ressort un livre ! J'ai juste adoré sa plume survoltée et exaltée qui donne un ton totalement libérateur à son roman mené tambours battants. En le lisant on a juste envie de faire péter ses complexes, d'atomiser ses préjugés et surtout de crever les yeux de Charlotte Kramer (l'ennemie jurée de Vania). 

En bref, un roman addictif, drôle et intelligent : un seul conseil, lisez-le !

Un passage : "Au fond, je suis surtout handicapée par une propension irrépressible à tout faire de travers : je ne porte pas les bons vêtements, je n’écoute pas la bonne musique, je n’ai pas les bons hobbies. Quoi que je fasse, je suis à côté. C’est comme ça depuis toujours.
Mais pour une fois, je plaide non coupable : c’est une question de génétique, une affaire de famille. J’ai également reçu en héritage la sensation de jambes lourdes, la peur du vide et une tendance naturelle au ridicule.
Mon père reste pour moi le plus grand et fier représentant de cette lignée. J’ai un bon milliard d’anecdotes pour le prouver.
Au hasard : la fête d’anniversaire de Karen Boutboul. Elle fêtait ses six ans, et papa avait tenu à ce que je lui fasse cadeau d’un chaton. Empaillé.
Ah oui, j’oubliais : mon père est taxidermiste. (Vous voyez : je n’exagérais pas en parlant de « tendance naturelle au ridicule ».) Lui, il affirme que c’est bien plus qu’un métier ou une passion. Que c’est une véritable vocation.
« Pour offrir l’éternité à vos cher compagnons,
je suis le champion. »
Ça, c’est ce qu’il a fait imprimer sur ses cartes de visite (car oui, il est également adepte de rimes pauvres et jeux de mots nuls).
Cependant, je dois reconnaître que son commerce marche étrangement bien.
Dans l’esprit de mon si fantasque géniteur, ce cadeau superbe aurait dû m’assurer à jamais l’amitié de Karen. Seulement voilà : elle a hurlé en voyant le contenu du paquet. Sa mère a hurlé en voyant le contenu du paquet. Les huit autres fillettes ont hurlés en voyant le contenu du paquet.
Moi, je ne sais pas trop pourquoi, je m’efforçais de continuer à sourire. Ce qui me donnait un air de sadique comme on en voit seulement dans Esprits Criminels."
254 pages
15,50 €

14 août 2017

Si j'avais su que tu deviendrais si belle je ne t'aurais jamais laissée partir, Judy Chicurel

Depuis sa rue de Comanche Street, à Long Island, Katie Hanson fait partie de cette jeunesse qui regarde de loin le rêve américain. Alors qu’en 1972 commence son dix-huitième été, que les soirées rallongent, que les rues et la plage s’animent, elle a le sentiment que sa vie reste en suspens. Ses pensées sont ailleurs, tournées vers sa mère qui l’a abandonnée, et vers Luke qu’elle aime secrètement et qui revient, transformé, de deux ans au Vietnam. Entre les confidences de ses meilleures amies et les soirées au bar de l’hôtel Starlight ou le jukebox entonne les classiques de l’époque, il y a pourtant de quoi la divertir. Mitch, vétéran à la jambe de bois qui noie son traumatisme dans l’alcool, y a élu domicile. Tous deux se lient d’amitié. Sous la chaleur écrasante et moite, le temps semble suspendu et propice à la réflexion sur la route à prendre, sur ceux qui nous entourent et que l’on va quitter. Avec toute sa fragilité et sa fantaisie, Katie porte à bout de bras ce roman poétique et émouvant qui évoque ces vieux Polaroïd aux couleurs défraîchies que l’on regarde avec nostalgie et tendresse.


Je remercie les éditions Robert Laffont pour ce joli envoi. 

Autant vous prévenir tout de suite ma chronique sera assez brève et pour cause, je suis totalement passée à côté de ce roman. Je suis, pour ainsi dire, restée imperméable à son ambiance so 70's. C'est simple à expliquer : je ne me suis pas du tout reconnue dans Katie, que ce soit dans ses choix de vie, dans son caractère ou ne serait-ce que dans sa façon de voir le monde. Cet univers de drogue, sexe et rock'n'roll dans lequel elle se traîne ne m'a pas franchement enthousiasmé. Je n'ai pas non plus spécialement aimé suivre ses états d'âme sans fins et n'aboutissant jamais à rien. Je crois que je n'ai pas compris où l'auteure voulait en venir, ni ce qu'elle voulait nous dire. De plus, moi qui ai souvent un problème avec les fins je n'ai clairement pas apprécié celle-ci. J'ai eu le sentiment que quelqu'un me racontait une histoire de façon à la fois détaillée et décousue et ce, sans prendre le soin de la finir. Relativement frustrant, non ?

Toutefois, je ne remets pas du tout en cause la qualité de ce roman ni le talent certain de l'auteure à manier les mots. C'est juste que je n'ai pas accroché à cette histoire, à cette atmosphère lugubre, à ces personnages froids et détachés, s'enfonçant sans fin dans la spirale de la misère et de la drogue : cette histoire n'était pas faite pour moi voilà tout. 


En bref, ce roman n'a pas su me convaincre mais je vous conseille tout de même de tenter cette lecture si le résumé vous plaît, qui sait, il vous correspondra peut être plus qu'à moi.

Un passage : "Liz et moi avions grandi à Elephant Beach, mais Nanny et ses cousins étaient des gens de la ville, de Washington Heights, là-bas au bout de Manhattan. Leurs parents étaient partis pour les préserver des gangs, de la drogue et autres mauvaises influences, mais les gosses avaient ramené tout ça avec eux."


414 pages
20 €

7 août 2017

Le poids des ombres, Marie Laberge


Alors qu’elle ne l’a pas revue depuis sept ans, Diane doit aller identifier le corps de sa mère, Yseult, à la morgue. Parmi les effets qu’on lui remet, les bagues offertes à Yseult par les hommes qui ont traversé sa vie. Alors commence la quête de Diane cherchant désespérément un coupable : que la faute ne soit surtout pas la sienne.


Entre la mère et la fille, ce sont deux magnifiques personnages de femmes qui se nuancent chacun au fil du récit et on suit Diane à travers ses errances, colères, violences dans une dérive charnelle qui la submerge autant que ses contradictions. Comme elle bataille avant d’ouvrir les yeux et de lâcher tout doucement un contrôle qui étouffait sa vie !



Je remercie les éditions Stock pour ce bel envoi.


En voyant cette nouvelle parution de Marie Laberge je n'ai pas pu réprimer une folle envie de découvrir sa plume ailleurs que dans sa saga Le goût du bonheur (dont il me tarde d'ailleurs de lire le tome 2) (je vous ferais une chronique dans la saga quand je l'aurai fini). Toujours est-il que même si je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, la plume de Marie Laberge m'a une nouvelle fois subjuguée. 

Dans ce roman Marie Laberge met en scène deux femmes, une mère et une fille : Diane et Yseult. La mère vient de se suicider laissant sa fille en proie à ses démons et à son ressentiment envers sa mauvaise mère. Au fil du roman, l'auteure nous offre une palette de sentiments contradictoires, éclatants et sombres à la fois. Elle explore avec patience et passion la complexité des êtres humains : leurs contradictions, leurs jalousies, leurs envies et leurs amertumes... Elle mène son lecteur par le bout du nez et c'est bien la preuve (s'il en est besoin) de son immense talent. Cette histoire, sombre au possible m'a prise aux tripes et bouleversée. 

Si vous aimez les histoires profondes avec un travail phénoménal sur la psychologie des personnages, ce livre est fait pour vous !


En bref, un roman poignant qui joue avec les émotions de son lecteur comme un chat cruel jouerait avec une innocente souris. 


Un passage : "Elle était morte. Sa mère était morte et elle n'en avait rien su. Pire, elle n'avait rien senti, rien deviné, pas la plus infime intuition. Alors qu'elle aurait été prête à jurer que, d'où que ce soit dans le monde, elle aurait pu sentir l'emprise se relâcher. Comme si la lune, d'un coup, desserrait son attraction sur la mère et que les eaux, soulagées, se relâchaient et inondaient le continent. Non, aucun soulagement, aucune altération."


504 pages
22 €

2 août 2017

Moi après mois... Juillet 2017



C'est parti pour des vacances de folie // Costa Brava nous voilà // Se réconcilier avec l'Espagne // Etre sur un petit nuage tellement les paysages sont paradisiaques // Les petites criques et leur eau transparente // Les pins en guise de palmiers // Se balader dans un jardin de cactus // Se perdre dans Barcelone et arriver toute essoufflée à la Sagrada Familia // Être émerveillée par cette construction inachevée // Visiter des petits villages médiévaux // Être sous le choc face aux différences de prix des vêtements et de l'essence entre l'Espagne et la France // Une journée parfaite à Port Aventura // Malgré un mal de tête franchement mal venu // Un spectacle de flamenco // Se gaver de crêpes // Se perdre dans les langues étrangères entre le catalan et l'espagnol appris à l'école... et oublié depuis // Platja d'Aro et ses dédales de magasins à en perdre la raison // Des tapas au goût de trop peu //  Les churros décevant // Rentrer de ce paradis terrestre le coeur lourd mais le corps bronzé // Un tour de karting // Commencer à chercher un logement pour la rentrée // Se demander encore et toujours si on a fait le bon choix // Un week-end parisien avec une amie d'enfance // Se balader à Versailles et au Haras de Jardy // Aller voir Mission Pays-Basques au cinéma // En ressortir enchantée // Retrouver l'Amoureux de retour de Thaïlande // Etre noyée sous les cadeau // Une galère pour trouver un studio meublé sur Rennes // Jamais deux sans trois... // Un cierge magique // Enfin logée !

30 juil. 2017

Maresi, Maria Turtschaninoff


Parmi ces femmes, elle avait trouvé un refuge.
Aujourd’hui, elles sont toutes menacées. 

Une île invisible depuis la mer, balayée par les vents. Une communauté de femmes, de fillettes, d’anciennes. Une communauté de sœurs. Toutes ont fui la fureur du monde et, parfois, la brutalité des hommes. Et toutes sont venues se placer sous la protection de la magie ancestrale de ce lieu.
Sur cette terre de femmes, Maresi, adolescente libre, avide de connaissance et soucieuse des autres, peut s’épanouir, sans crainte de l’avenir. D’autant que, sur ces rivages, nul homme n’a le droit de poser le pied.
Mais un jour, une nouvelle fille vient demander l’asile.
Qui est-elle ? Et qui la poursuit ?


Je remercie les éditions Rageot pour ce bel envoi.

Je dirais que c'est d'abord l'esthétique de ce roman qui m'a intrigué : sombre avec des illustrations étranges et des dimensions hors-normes (il est vraiment très large !). Hors-norme on peut dire que ce livre l'est aussi. C'est une petite merveille de suspens et de mystères savamment dosés. J'ai aimé partir à la rencontre de ces femmes ayant fait le choix de se retirer du monde et de s'épargner la brutalité des hommes en s'installant sur une île aux secrets bien gardés et aux pouvoirs insoupçonnés. Mêlant réalisme, imaginaire et magie ce roman m'a fait vibrer. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman qui me procurait le sentiment de ne pas pouvoir le classer. 

En effet, j'ai beau essayer je ne pourrais pas le ranger dans une catégorie type : il oscille entre plein de genres et j'adore ça, ne pas savoir où l'auteure m'embarque et me laisser guider à l'aveugle quel plaisir. 

A travers une galerie de personnages attachants, l'auteure nous offre une histoire originale et prenante que j'ai dévoré en un clin d'oeil. J'ai notamment adoré Maresi la narratrice et son côté un peu à part : sa passion pour les livres me l'a rendu tout de suite très proche.

En bref, un roman déroutant, exaltant dans lequel on plonge avec plaisir et dont on ne ressort pas indemne.

Un passage : "Je m'appelle Maresi, fille d'Enre, et je consigne ceci en l'An 19 de la 32ème Mère. Depuis que j'ai rejoins l'Abbaye Ecarlate, il y a quatre ans, j'ai lu presque tous les textes anciens relatant l'histoire de ce lieu. Sœur O dit que mon récit sera joint à ces écrits. Je trouve ça un peu étrange. Je ne suis pas Mère, ni même une sœur expérimentée. Je suis une simple novice. Pourtant, d'après Sœur O, il est important que je témoigne de ce qui s'est passé ici. Parce que j'ai tout vu de mes propres yeux..."

272 pages
14,90 €

18 juil. 2017

♥︎ Challenge 100 pages par jour ♥︎



(non ce gif n'a pas de lien clair avec le sujet, je l'aimais bien c'est tout, après tout je fais ce que je veux c'est mon blog)

Oyé oyé braves gens
Depuis le temps que je voulais rédiger cet article, je me dois d'être un peu solennelle (si si vraiment).
Comme le titre vous a déjà magistralement spolié je vais faire abréger l'insoutenable suspens et vous révéler un challenge que je me suis lancée depuis le 12 mai (quand je vous disais que j'avais VRAIMENT du retard). Ce challenge consiste donc à lire 100 pages par jour. 
Voilà vous pouviez y aller cet article est fini... 

En effet, en rentrant d'Angleterre j'ai été saisi d'un certain malaise en voyant l'état de ma pile à lire (le genre de malaise qui ressemble plus ou moins à la sensation de se faire écraser par un montagne si voyez ce que je veux dire)
(je vous met une image au cas où ce ne serait pas le cas)


Parce que ce jour là ma PàL contenait 65 romans soit environ 27 144 pages (oui j'ai compté). 
Ce qui voulait dire que je devais lire sur la période du 12 mai au 31 août 2017, 245 pages par jour si je voulais réduire à néant ma PàL (je suis très forte en mathématiques je sais je sais). Sachant que je lis à la vitesse d'un escargot aveugle et qu'en plus j'ai une vie sociale qui a le mérite d'exister intense, je me suis assez vite rendue compte que 245 pages par jour ça n'allait pas être possible. Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé que 100 pages était un objectif bien plus raisonnable tout en restant ambitieux. Mon objectif était donc de lire 11 000 pages avant le 31 août pour ainsi faire baisser ma PàL de moitié

Mais où que j'en suis me direz-vous ?

Alors...

En mai (sachant que j'ai commencé le 12) j'ai lu : 945 pages
En juin j'ai lu : 1563 pages (pas fameux certes)
Et pour le moment c'est-à-dire au 18 juillet j'ai lu : 2232 (oui j'ai fait une petite boulimie livresque pendant deux semaines)

Ce qui nous fait un total de 4740 pages pour le moment.
Bon. C'est pas si mal, non ? 
Je dirais même que c'est plutôt cool car même si je suis loin de mon objectif ma PàL compte aujourd'hui 51 romans sachant que 5 petits nouveaux se sont tapés l'incruste depuis le 12 mai ! Bref je décrète la danse de la joie autorisée !


Et si par hasard vous souhaitiez vous joindre à moi dans ce challenge n'hésitez pas à me le faire savoir sur Instagram avec le #100pagesparjour et à venir me parler de vos avancées (ici ou ailleurs) ça me ferait grandement plaisir !


Sur ce, je vous laisse je n'ai pas lu mes 100 pages du jour...


8 juil. 2017

Les Dieux du tango, Carolina de Robertis

Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.
Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte. Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.
Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.


Tout d'abord, je remercie les éditions du Cherche-Midi pour cette sublime découverte.


En me plongeant dans ce roman j'étais loin d'imaginer le délicieux moment de lecture que j'allais vivre. Si les premières pages m'ont paru assez lentes, je me suis rapidement habituée au style relativement "lourd" de l'auteure. Je n'ai pas trouvé de terme plus adapté que "lourd" mais il ne faut pas le prendre comme péjoratif : c'est simplement que l'auteure utilise un vocabulaire sombre et des phrases longues. Donc ne paniquez pas, on est très loin de la lourdeur de Flaubert (pardon pour ses admirateurs) ça se lit très bien, il a simplement fallu que je m'adapte, notamment aux changements de narration. En effet, chose jamais vue pour ma part, l'auteure passait du "je" au "elle" au gré du roman (je ne m'en suis rendue compte que vers la fin, c'est dire si j'étais absorbée par le roman !)

Il faut dire que tous les ingrédients étaient réunis pour que que je tombe amoureuse de cette histoire : un mystère savamment entretenu, une héroïne complexe, de l'amour, de la passion à ne plus savoir qu'en faire et cette furieuse envie de vivre... mon Dieu que de perfection. Leda m'a tellement plu, je crois avoir rarement autant aimé un personnage (à part peut être Gabrielle dans Le goût du bonheur de Marie Laberge). Leda c'est de la fougue à ne plus savoir qu'en faire mêlée à une peur terrible de mourir et à tout un cocktail explosif de sentiments contradictoires. Carolina de Robertis a réussi à la rendre si vivante que c'était presque physiquement douloureux de la voir lutter et se sacrifier pour sa vie.


En bref, Les Dieux du tango est un roman délicat, qui vise juste et tranche comme une lame acérée s'enfoncerait dans un coeur tendre. A lire !

Un passage : "C’est ce qui arrive aux mélodies : elles se perdent dans l’air, comme les souvenirs. Et comme le corps. Les souvenirs, les mélodies et le corps disparaissent après notre mort. Mais un instrument n’a rien à voir avec un corps mortel. Oh non. Comme l’âme, l’instrument reste."



22€
504 pages


30 juin 2017

Moi après mois... Mai & Juin 2017



Valider sa licence en droit // S'inscrire à des Master en droit // Au cas où // Se lancer à corps perdu dans le concours de La Kube et harceler tous ses contacts // Finalement recevoir un joli colis // Faire un tour de France // Ou presque // Rennes, Paris, Dijon, Strasbourg, Angers... // Quel beau pays nous avons // Réussir ses oraux // Etre prise dans les écoles qu'on a demandé mais encore et toujours hésiter entre le droit et le commerce // Avoir l'impression d'être face à la pire décision de sa vie // Ne vraiment pas savoir quoi faire // L'anniversaire de ma petite soeur // Un tour de karting mouvementé // Once Upon a time // Cette série déchire tout // Avoir envie de se lancer à fond dans le fitness // Etre déprimée par Instagram // Des moutons à la Défense // Faire de la mise sous pli manuelle pour les législatives // La chose la plus longue et ennuyante du monde // Aller visiter le château de Claire Basler pour la fête des mères // Être ébahie par ses peintures et compositions florales // Une énorme fête foraine // Bourges ou la ville surprenante // Une journée aux Sables d'Olonnes avec des amis // Se faire dorer la pilule et manger des churros // Un week-end dans le sud-ouest placé sous le signe de la poisse // Une pensée pour la grande Simone Veil...

25 juin 2017

La meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan

« N'oubliez pas : la pâtisserie est une preuve d'amour. » 
Kathleen Eaden, L'Art de la pâtisserie, 1966.


Angleterre, de nos jours. Le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Cinq candidats sont en lice, réunis par une passion commune. Mais la confection d'un cheesecake ou d'un paris-brest ne suffit pas toujours à faire oublier les blessures et les peines.
Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mari ; Vicki, qui aspire à plus qu'à élever son petit Alfie ; Claire, la jeune caissière mère célibataire qui ne rêve même plus d'une autre vie ; Karen, dont l'apparente perfection dissimule bien des secrets ; sans oublier Mike, veuf en pleine thérapie culinaire... Au cours d'une compétition aussi gourmande qu'échevelée, tous apprendront que l'art de la vie est au moins aussi difficile que celui de la pâtisserie. 



Je remercie les éditions Préludes pour ce bel envoi.

Ce roman m’a fait l’effet d’un baume au coeur : on s’y plonge avec délice et on en ressort les papilles en éveil. Autour d’un concours de pâtisserie prestigieux quatre femmes et un homme vont se révéler et voir leur vie évoluer, prendre des chemins insoupçonnés… Qu’il était bon de suivre ces êtres de papier, de les voir se débattre dans un quotidien à la fois si banale et rude, un quotidien parfois oppressant, parfois étouffant… Un quotidien dans lequel nous pouvons tous nous retrouver et nous identifier. C’est ça qui m’a fait aimer ce roman : le réalisme et la profonde humanité des personnages. L’auteure a fait un travail merveilleux avec ses personnages jusqu’à nous les rendre aussi proche que le serait des membres de notre famille.

Sarah Vaughan a une plume assez sublime, une de ces plumes qui donne l’impression non pas de lire mais de vivre l’histoire. Un autre de ses romans m’attend dans ma PàL et je crois que je vais très vite me jeter dessus. Ce livre m’a emporté, m’a ému et s’est révélé bien plus profond qu’on ne pourrait le croire au premier abord. 


Et puis, clairement il ferait une parfaite lecture estivale : une intrigue rondement menée, du suspens, un brin de mystère et pas mal d'amour.

En bref, un roman aussi aérien qu’une chouquette dans lequel on croque à pleines dents.

Un passage : "Il existe de nombreuses raisons de faire la cuisine : recevoir, créer, impressionner, nourrir, chercher qui l’on est et, parfois, il faut bien le reconnaître, parfaire cet art. Mais souvent nous cuisinons pour assouvir une faim qui serait plus sûrement rassasiée par un simple geste de l’être cher. Nous cuisinons pour aimer et être aimé."

480 pages
7,90€

19 juin 2017

Les maîtres du vent, Judith Bouilloc

L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ; il éteint le petit, il allume le grand.

Gardien, sculpteur ou guérisseur ? Yann a tous les talents et doit choisir. Son oncle sculpteur et sa mère guérisseuse ne parviennent pas à le détourner de sa vocation première : être guerrier comme son père et intégrer la Garde de Waldgan. 

L'école des maîtres du vent puis l'école de guerre de SoenTsu font de lui un redoutable guerrier, mais il ne cesse de sculpter comme son oncle Frans et utilise ses dons de guérisseur quand l'occasion se présente.
Devenu officier, il rentre chez lui pour enfin devenir Gardien. La vie semble paisible, mais, qui a allumé le mystérieux incendie qui ravage les contrées du centre et du Nord ? Quelle sera l'issue de la bataille terrible qui s'annonce ? L'ennemi est-il celui que l'on croit ? Yann parviendra-t-il à déjouer les pièges qui se présentent à lui ? 
La vie de Yann sera bouleversée par les amitiés nouées tout au long de ses voyages. Adémar et sa hache, Baldomero le passionné de voile, Salvatica la musicienne, Rim la fille de pirate et Gaspard le montagnard forment un groupe hétéroclite et cependant très uni.
Dans un tourbillon d'aventures, au milieu des intrigues et des machinations, ils seront des héros prêts à tout pour sauver la paix.


Merci aux éditions Artège pour cet envoi et à Judith Bouilloc pour l’échange passionnant que nous avons eu au Salon du livre de Montaigu.

En ouvrant Les maîtres du vent je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais j’espérais réellement qu’il me plairait. Si je n’ai pas eu le coup de coeur attendu j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture. 

Tout d’abord pourquoi je suis passée à deux doigts du coup de coeur ? Pour deux choses. La première vient non pas du style d’écriture qui était tout à fait remarquable mais plutôt de la façon dont l’intrigue se déroulait. C’est assez compliqué à expliquer car en soi je n’ai rien à reprocher à l’intrigue : elle se tient parfaitement. Le problème vient en fait de l’enchaînement beaucoup trop rapides des évènements. A peine entre-t-on dans une action, une période de la vie du personnage que pouf ! nous sommes déjà propulsés vers autre chose. C’était peut être un choix de l’auteur afin de dynamiser le roman mais pour le coup j’aurais préféré quelque chose de plus posé quitte à faire deux tomes. Davantage de lenteur aurait surtout permis d’approfondir davantage ce monde enchanteur et original. J’ai senti un réel potentiel, un univers riche mais j’ai aussi eu l’impression que l’auteure ne s’autorisait pas à prendre son temps pour détailler toutes les facettes de ses terres inconnues. 

Ce premier problème concernant la vitesse du roman en a amené un second à savoir que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Alors que pour le coup il y avait de quoi ! Mais pendant tout le roman j’ai eu le sentiment de rester extérieure à l’histoire sans parvenir à me sentir impliquée.

Enfin, malgré ces deux points qui m’ont un peu freiné dans mon enthousiasme, je ne peux tout de même que saluer le talent indéniable de Judith Bouilloc. Mine de rien j’ai dévoré son roman et je me suis laissée emporter par sa plume délicate. 


En bref, Les maîtres du vent est un premier roman intelligent, bien écrit avec des personnages intrépides et courageux qui sauront vous faire voyager : dépaysement garanti !

Un passage : "Elle repoussa une mèche rousse qui lui voilait les yeux, laissant transparaître les taches de son qui constellaient ses joues blanches. Yann s'était demandé un jour, avec inquiètude, si les superbes cheveux de sa mère tomberaient à la façon des feuilles d'automne. Il faut dire qu'ils avaient la couleur exacte des érables de novembre. Au grand soulagement du petit garçon, sa mère passa les frimas sans devenir chauve."

430 pages
17,90€

16 juin 2017

Fleur de Neige, Lisa See

Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d'origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l'éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s'acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L'amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ?









Je ne remercierais jamais assez Lemon June de m’avoir fait découvrir ce petit bijou délicat. Si vous ne connaissez pas encore sa chaîne Youtube, foncez les amis ! 

En lisant ce livre je me suis soudain sentie envahie d’amour pour mes proches, pour ces personnes que j’aime profondément et que j’espère ne jamais décevoir : ce roman nous rappelle avec puissance que nos erreurs peuvent nous coûter très cher et que l’amour est bien plus important que nos petits intérêts égoïstes. 

Lisa See a un don de conteuse : elle laisse ses personnages s’exprimer, elle ne fait que retranscrire leurs messages, du moins c’est l’impression que j’ai eu. J’ai aimé suivre la vie de Fleur de Lys, me retrouver plonger dans la Chine du XIXè, découvrir ses traditions et ses rituels. Si je connaissais déjà la pratique consistant à bander les pieds des filles, j’ai été horrifié en en apprenant davantage sur cette tradition digne des plus grandes tortures et surtout bien pratique pour éviter que les femmes n’aient trop de liberté : lorsqu’on a des pieds de 7 cm de long, il en effet assez compliqué de s’enfuir.


En bref, Fleur de Neige est un roman doux amer comme je les aime, empreint de douceur et de nostalgie. C’est un roman qu’on lit pour se rappeler que le temps passe et qu’à l’heure de dresser un le bilan de nos vies seuls nos souvenirs les plus intenses resteront. Alors vivez pleinement et surtout, aimez. 

Un passage : "Aujourd'hui encore, après toutes ces années, j'ai de la peine en repensant aux sentiments que ma mère m'inspira ce jour-là. Je vis avec une clarté confondante que je ne comptais pas le moins du monde à ses yeux. J'étais son troisième enfant, une fille de surcroìt- c'est-à-dire sans valeur - et trop insignifiante pour qu'elle perde son temps à s'occuper de moi avant d'avoir la certitude que je passe le cap de mes jeunes années."

7€
312 pages

4 juin 2017

Grosse folie, Raphaële Frier

Elle
Mon souci à moi, c’est une masse de graisse. Presque vingt kilos de chair en trop, des pneus autour du ventre, des fesses qui débordent des chaises, des troncs à la place des jambes, des doigts comme des boudins apéritif, un visage rond comme la lune…
Lui
Ma mère, elle a déjà fait son deuil du fils idéal. Le « populaire », le beau gosse qui en impose, le sportif dynamique qui sent le gel douche quand il part au lycée. Le jeune qui sort en boîte et emballe les filles sans se poser de questions.



Tout d'abord je tiens à remercie les éditions Talents Haut pour cet envoi. 

Grosse folie c'est d'abord l'histoire de deux ados mal dans leur peau, mal dans leur corps et qui découvre un jour le pouvoir de l'amour. L'amour, le vrai, celui qui chamboule, celui qui fait douter de tout, celui qui transporte et qui émeut. Mais surtout l'amour qui permet de s'aimer soi-même à travers le regard de l'autre. L'Autre qui voit en nous ce qui nous paraît insensé, l'Autre qui s'émerveille de nos complexes. A vrai dire, dans ce roman je crois que j'ai été touché autant qu'eux par la puissance et la pureté de leur amour. Par ce manque de courage aussi, cette peur paralysante du regard des autres qui caractérise si bien les adolescents. 

Grosse folie m'a emporté dans un tourbillon d'émotions. C'est pour moi typiquement une période estivale : une plume fraîche et simple, des personnages réalistes et attachants. J'ai aimé pouvoir m'identifier à Chloé et Quentin et surtout les voir grandir et réaliser que l'amour est imprévisible.

En bref, Grosse folie est un livre à dévorer cet été, allongé sur le sable chaud, la mer en contre-bas et le soleil sur la peau.

Un passage : "Alors que Chloé, au contraire, je rêve qu'elle me les ouvre ses bras. Qu'elle m'offre ses épaules, ses seins comme des coussins sous ma tête, sa peau généreuse et douce. Je fonds quand j'y pense et je ne peux pas m'empêcher d'y penser justement. Je fonds littéralement.
Si mon frère l'apprend, il va me démolir. Et ma mère... alors là, je n'imagine même pas. Elle est capable de pleurer en me demandant ce qu'elle m'a fait pour mériter ça !"

160 pages
8€

18 mai 2017

Marquise, Joanne Richoux

Un excentrique milliardaire, qui se fait appeler Le Marquis, a fondé une société secrète : les Voluptueuses. La rumeur prétend qu’il a fait construire une réplique du château de Versailles, quelque part sur une île privée au large de l’Écosse, et qu’une centaine de privilégiés y mènent une vie de rêve.
Charlotte et Billy sont prêts à tout pour quitter leur sordide village natal – même à tenter l’impossible.
Ils ont de la chance, cette année : le Marquis organise un casting sauvage pour intégrer de nouveaux membres aux Voluptueuses. Huit jeunes artistes, dont eux, rejoindront finalement l’île paradisiaque où s’ébat la communauté. Mais la vie de château leur réserve bien des surprises…



Je remercie tout d'abord les éditions Sarbacane pour ce bel envoi.

A première vue ce roman avait tout pour me plaire : l'Ecosse, une ambiance so Louis XIV et une couverture superbe. Seulement, j'ai assez vite deviné un point crucial de l'intrigue ce qui a quelque peu gâché ma lecture. C'est vrai aussi qu'en découvrant les premières pages j'ai été assez surprise par les personnages résolument... modernes et contemporains. Je ne sais pas exactement à quoi je m'attendais mais clairement pas à ça. Je ne dirais pas que cela m'ait déplu mais je n'ai pas non plus été plus emballé que ça. C'est assez étrange à vrai dire : j'ai beaucoup aimé ma lecture, aucun doute là dessus mais je crois que j'en attendais trop et du coup, j'ai été un peu déçu, vous me suivez ? J'aurais aimé un univers un chouilla plus fouillé, peut être en rallongeant un peu le roman, notamment pour adoucir cette fin trop brusque à mon goût (mais vous commencez à savoir que j'ai un soucis avec les fins donc cette remarque n'est pas vraiment objective haha).

Autrement je dirais que les personnages m'ont bien plu bien que l'héroïne m'ait quelque peu chatouillé les nerfs avec son côté " élue-sauveuse de l'univers" (mais si vous voyez de quoi je veux parler). Sinon la diversité est là et on a droit à un panel de personnages hauts-en-couleur qui vous feront passer un excellent moment de lecture j'en suis sûre. 

En bref, Marquise est un roman vivant et bien ficelé qui a su me convaincre bien que la fin m'ait laissé sur ma faim.

Un passage : "Les histoires d’amour des filles de mon âge me paraissaient toutes identiques et foireuses : se heurter pour se toucher, souffrir pour s’aimer, se perdre pour se garder…"

15,50 €
232 pages

2 mai 2017

Moi après mois... Avril 2017


Rentrer en France // Après avoir loupé son avion // A cause d'un réveil qui n'a pas sonné // Se retrouver du coup allégée de quelques centaines d'euros // Réviser pour les concours d'école de commerce // Des résultats vraiment médiocres // Sauf pour le TOIEC // Ces trois mois anglais auront été utiles // Appréhender les réponses des écoles // Réponses en mai // Un anniversaire sous le signe de la lecture // Se rendre pour l'occasion à Bécherel, Cité du Livre // Prévoir un article sur ce magnifique village // Fouiner dans les multiples librairies // Etre ensevelie de cadeaux // Mon premier Funko Pop // Offert par ma petite soeur ♥︎ // Une magnifique journée // Retourner voir sa famille // Une soirée traditionnelle aux Sables d'Olonnes // Ne pas avoir envie plus que ça de retourner en Angleterre alors que tes amis Erasmus sont presque tous retournés chez eux // Mais être finalement heureuse de se promener dans sa jolie ville anglaise et son parc // S'ennuyer tout de même un peu // Regarder des séries à outrance // Vouloir se remettre à l'espagnol // Dévorer Jane the Virgin // Se rendre compte qu'on aime pas du tout écouter des séries en espagnol // Tomber sous le charme de Riverdale // Commencer Once Upon A Time // Et peut être au milieu de tout ça, réviser un peu...




28 avr. 2017

Week-end à 1000 - 28 au 30 avril 2017


Le week-end à 1000 est un challenge organisé par Lili Bouquine. L'idée est de lire 1000 pages le temps d'un week-end - vendredi soir à partir de 19h, jusqu'au dimanche à minuit. A savoir aussi que le week-end à 1000 est ouverts à tous. Il n'est absolument pas réservé aux blogueurs. 

Comme on ne peut pas dire que je sois submergée par le travail (bien qu'à ce rythme je vais bientôt l'être mais passons), j'ai décidé de me lancer ce gros challenge. Cela me motivera à sortir de Jane the Virgin et Riverdale et Gilmore Girls et  

Sans plus attendre je vous montre ma petite sélection de livres à lire durant ce week-end :





Fleur de Neige = 378 pages
Les Maîtres du vent = 430 pages
Saisis ta chance Bartholomew Neil = 378 pages 

Ce qui nous fait un total de 1186 pages. Je ne pense pas réussir à lire les trois livres et je ne le souhaite d'ailleurs pas car étant actuellement en Angleterre je n'aurais ensuite plus rien à lire jusqu'au 12 mai haha


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♥︎ Vendredi 22h30 - 0h30 ♥︎
J'ai commencé Fleur de neige et à l'heure où j'ai refermé le bouquin j'avais lu 100 pages

♥︎ Samedi ♥︎
Seulement 32 pages de plus de lues à 18h30... Je vais essayer de me rattraper ce soir ! 

♥︎ Dimanche ♥︎
J'ai fini Fleur de neige vers 22h30... Je n'ai donc lu que 378 pages sur 1000 mais à vrai dire je suis plutôt contente, j'ai réussi à lire un roman en un week-end ce qui ne m'arrive pas souvent haha